Ecriture inspirée

Publié le 17 Août 2016

Ecriture inspirée

J’avais un enfant, une famille. Je suis morte et maintenant c’est la fin. J’ère sur cette Terre seule, face à moi-même et à mes colères, face à mes peurs et à mes actes manqués. J’avais une famille, des amis, une vie. Je n’étais pas seule et étais bien entourée. Je vivais sous un toit empli d’amour et de joie et je partageais beaucoup d’amour avec mon entourage.

 

Pourtant j’avais un secret. Un terrible secret inavoué que je taisais. Ce genre de secret qui vous ronge de l’intérieur. Je n’étais pas heureuse. Je vivais la vie d’une femme qui n’était pas moi. Je vivais la vie d’une femme qu’on voulait que je sois. J’entrais dans le moule de la parfaite mère et épouse, et j’accomplissais ce que l’on attendait de moi.

 

Mon mari était un père et un compagnon parfait. Pourtant, nous menions une vie aseptisée, propre, lisse et sans remous.  Plus les jours, les mois, les années passaient et plus je me rendais compte à quel point j’étais loin de tout ce que j’étais vraiment. J’étais la substitution de moi-même, la pâle copie d’une image.

 

J’ai refoulé toute la passion et la fougue qui m’animait pour me conformer à un rôle. J’ai laissé ma vie m’échapper, j’ai laissé mes rêves s'enfuir et j’ai vécu la vie d’une femme que je ne voulais pas être.

 

Je me suis conformée à un rôle. Celui que la société voulait que j’aie. J’ai accepté, car au fond j’ai toujours eu peur d’être moi. Car celle que je sentais en moi m’effrayait. Celle que je suis vraiment est tellement éloignée de ce que j’ai toujours voulu incarner, que franchir le cap aurait pu me faire perdre la raison.

 

Au fond, je suis une femme puissante. Puissante et passionnée. Le feu en moi, si je l’avais allumé, aurait pu prendre la forme d’un brasier qui aurait tout détruit sur son passage. Et c’est ce feu qui m’a toujours effrayé.

 

Toute ma vie, j’ai hurlé de l’intérieur. J’ai hurlé une frustration telle, que la douleur qui m’étreignait parfois m’était insupportable. Je cherchais des échappatoires, mais mon quotidien me ramenait à  mon faux moi. A celle que je haïssais mais à qui je m’étais habituée.

 

Cette femme fade et sans saveur  que j’incarnais, je l’enfilais comme un gant à mon réveil et j’ôtais le costume avant de m’assoupir. Car mes ébats matrimoniaux ne reflétaient en aucune façon celle que je savais être en réalité. Il ne fallait pas aimer le sexe. Il fallait subir gentiment et attendre que les choses se passent. Il fallait encore une fois se conformer au rôle de bonne épouse et de femme modèle, par respect pour la bienséance.

 

Et comment faire taire cette douleur ? Car au final, ce n’était que la résultante d’une vie passée à côté de soi. Ce n’était rien d’autre que l’œuvre d’une vie sans rêves et vécu. Sans passion, sans saveur, sans flamme et sans dessein.

 

Une vie sans amour qui brûle en vous, et sans objectif a achever, est comme une mort lente et douleureuse. Il n’y a rien de pire pour l’homme que de se couper de son essence réelle. Il n’y a rien de pire pour l’homme que de passer à côté de sa vie, de son être et de ses aspirations profondes.

 

La peur nous limite et nous empêche de nous réaliser. La peur, mais quelle peur ? Peur d’aimer, d’être soi ?

Aujourd’hui ces peurs me paraissent bien futiles car ne reposent sur rien de fondé. Uniquement une construction imaginaire d’un mental à qui l’on donne une emprise et un pouvoir supérieur à ce que l’on devrait normalement.

 

Incarner sa différence, voilà la vraie richesse. Voilà ce que l’on devrait oser faire et exprimer pleinement. C’est là toute la difficulté que l’incarnation humaine comporte. Qui suis-je ? Voilà la question que toute personne devrait se poser. Qui suis-je ? C’est la clé fondamentale de toute vie réussie. Parvenez à répondre à cette question et le reste suivra. Qui voulez-vous être et comment ? Qui êtes-vous réellement ?

 

Comment aurais-je pu faire vivre la femme que je suis dans la société dans laquelle je vivais ? Aujourd’hui tout est possible. Il suffit de le vouloir et de le croire assez fort.

 

Oser se le permettre voilà la clé. Voilà la vraie liberté. Oser incarner son vrai soi, savoir incarner sa propre réalité et la vivre, la savourer et la laisser être.

Rédigé par Les Aventures d'une apprentie médium

Publié dans #Cogitations

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J.T. 28/11/2016 17:54

http://ducielalaterre.org/fichiers/travail_sur_soi/prendre_conscience_de_notre_realite_H9d.php

hector.webb 14/09/2016 15:57

C'est un bon article, le texte est bien structuré. Et je trouver que vous avez vraiment de l'inspiration!

Les Aventures d'une apprentie médium 17/09/2016 20:31

Merci beaucoup pour ce retour positif =))

Alone 30/08/2016 01:41

Très bon ecrit. Je le trouve assez bien developpé. Je suis entiérement d'accord avec ce recit. C'est ce que tout le monde devrait faire.

Les Aventures d'une apprentie médium 17/09/2016 20:29

Merci =) Efforçons nous et faisons de notre mieux!